Interview

Bienvenu dans la section où Samsklejah a accordé un interview à l'équipe de conception du site Web. cet interview vous permettra sans aucun doute de connaître davantage votre animateur, artiste musicien de musique reggae et chef de programme de radio. Il est au micro de DABO Noufou l'un des Webmaster de www.samsklejah.com .

Dabo Noufou (DN): Bonjour Samsklejah!
Samsklejah (S): Bonjour!

DN: Merci de nous recevoir ce soir est ce que vous pouvez vous nous parler de votre naissance ? Votre enfance ? Votre famille ?
S: Je suis né en Cote d’Ivoire environ 10 ans avant la diparition de Bob Marley. Je suis issu d’une famille nombreuse et musulmane .

DN: Où précisément êtes vous née ?
S: A Vavoua(Cote d'Ivoire) où j’ai fait mon enfance jusqu’en classe de CM2 avant de rejoindre le Burkina Faso en 1985.

DN: Etait-ce votre rêve de devenir animateur de musique reggae ? Ou bien c’est votre soif de justice et d’égalité des droits qui vous y a amené ?
S: Ben ! Je crois que c’est Dieu qui m’a conduit par là, car quand j’étais petit je m’imaginais faire de la musique quoi… Mais faire de la radio non ! Jamais ! Voila. c’est venu comme ça, je déduis que c’est Dieu Qui a guidé mes pas vers la radio.

DN: Depuis que vous êtes devenu animateur qu’est ce qui a changé en vous ?
S: Changé dans quelle sens ?

DN: En fait votre vision du monde…
S: Ben... oui par ce que là tu à une responsabilité et tu as des gens qui te font confiance et en ce moment tu veux tout faire pour mériter leur confiance, ça te pousse à donner le maxi de toi même parce que le micro est quelque chose de sacré et on ne peut pas s’asseoir devant le micro pour dire des « idioties » et ça te pousse à faire des recherches pour ceux là qui sont fidèles à tes émissions, et puis heu… ça développe quand même le sens de la responsabilité bien que je sois aujourd’hui comme on le dit un peu j’aime pas trop ce mot mais « célèbre et tout » mais pour moi c’est d’abord le travail quoi ; le plus important pour mois c’est ça . Arriver à informer les gens, à éveiller les consciences, à leur faire savoir qu’on a aussi droit au bonheur, la liberté, heu… voila quoi c’est ça.

DN: Qu’est ce que votre entourage pense de Samsklejah l’animateur ?
S: Mon entourage vous voulez dire ma famille ?

DN: Oui !
S: C’est vrai qu’au début ce n’était pas facile.
C’est vrais qu’à la fin de mes études en Anglais, normalement je devais finir prof d’anglais et j’ai enseigné quelques années et jusque là je continue d’ailleurs à enseigner, mais vous savez quand on est animateur ou artiste, dans nos sociétés, ce n’est pas très bien vue par ce que très souvent on se dit ben... C’est des gens qui ont raté leur vie, voilà du coup il y’avait un peu cette galère avec la famille. Mais ils ont finis par comprendre par ce que malgré tout ce qui se disait autour des artistes je ne faisais rien de tout ce qu’on racontait. C’est à dire voila ce sont des drogués, ce sont des ratés, des alcooliques ; des ci, des ça. et ce qui a surpris des gens c’est que j’ai même réussi à convertir des gens de la famille et autour de moi à ça, à la recherche de la spiritualité, et du fait qu’il faut se cultiver, et après et bien je peux dire que la famille est fière d’avoir un fils comme moi et même très souvent il y’a des frères qui viennent disant qu’ils ont eu tel ou tel honneur par ci par là par ce que ils sont le frère ou la sœur de Samsklejah. on leur à toujours fais savoir heu… voilà on souhaiterai voir Samsklejah est ce qu’il accepterai nous rencontré ? nous aimons vraiment ce qu’il fait. En tout cas je pourrais dire que c’est positif.

DN: Et l’enseignement dans tout ça ?
S: Non mais je continue d’enseigner, c’est vrai que le temps fait sérieusement défaut mais ça d’abord été mon 1 er métier donc je continue.

DN: Quand vous étiez à l’Université de Ouagadougou, quel genre d’étudiant étiez vous ?
S: Pour cette question je pense que mes promotionnaires seraient mieux placés pour répondre. Au fait en ce qui me concerne tous ceux qui m’on eu comme professeur ont toujours gardé une bonne image de moi. Même des promotionnaires et certains de mes profs vous diront certainement qu’ils savaient que j’allais finir par devenir comme ça. Parce que moi j’ai des principes de vie, je ne complique pas ma vie, je n’aime pas la tristesse et généralement quand on est ensemble je raconte des histoires drôles, je fais tout pour que les gens puissent vraiment savoir que la vie est trop brève pour rester dans la tristesse quoi. Bien que souvent je me retire, je me retrouve seul dans des coins à méditer et tout, et je crois que ça c’est mon côté spirituel de la chose, mais je n’ais jamais été un élève ou un étudiant turbulent. J’ai ma façon de voir les choses que je veux partager souvent et donc il y’a des moments où on est compris et il y a des moment où on ne l’ai pas et puis voila quoi ; la vie continue.

DN: Un mot à l’endroit des étudiants en général et de la jeunesse en particulier.
S: Pour être passé à l’université, je connais la galère et la souffrance qu’il y a là-bas, et tout ce que j’ai à dire est que c’est toujours bon d’avoir ses diplômes même si après on est au chômage, que d’être au chômage sans diplôme. Donc il faut bosser pour avoir ses diplômes et c’est ça le plus important et par la grâce de Dieu on tape un jour à une bonne porte qui va s’ouvrir à vous. Et pour la jeunesse c’est presque la même chose ; même si on n’a pas été à l’école il faut se dire que dans la vie on peut toujours apprendre et quelque soit l’âge. Le plus important c’est que même si tu n’as pas eu la chance d’aller à l’école il faut toujours chercher à apprendre à lire et à écrire, même s’il faut s’inscrire en cours soir.

DN: En temps que chef de file d’un mouvement qui dérange généralement ceux qui n’aiment pas la vérité ; est ce que vous avez déjà été inquiété ?
S: On se sans inquiété quand on se trouve dans sa tombe hein ! (Rire).
Par ce que jusque là c’est vrais qu’il y a des coups de fil que tu reçois par ci par là te disant, fais attention, voilà j’ai même été convoqué par le conseil supérieur de l’information qui trouve que je tiens des propos qui portent atteinte à l’honneur de certains corps parce que j’ai traité des ministres des députés je ne sais pas qui d’autre de voleurs. On me dit qu’il faut apporter des preuves sinon c’est de la diffamation et tout ça, Ben c’est ce que je vis quoi. On ne peut pas nous empêcher de dire nos opinions surtout quand c’et prouvé que des ministres volent des fonds destinés à l’aide au développement. Des enfants de ministres qui s’amusent avec cet argent volé au vu et au su de tout le monde. Et cerise sur le gâteau, tu ne sais plus si la justice est là pour le juste ou pour l’argent. Combien de jeunes sont au chômage dans nos pays ? faites un tour dans nos hôpitaux, voyez ces villages où les enfants sont assis par terre sous des hangars qui servent de salles de classe. Man ! le pays est en danger même si les gens jouent à l’autruche. Donc quand t’en parle, ya des gens que ça irrite. Les gars du CSC me disent de mettre de la manière dans ma façon de critiquer ; yeah man, je suis d’accord avec ces grands frères parce qu’ils savent qu’il faut que je me méfie des loups déguisés. C’est vrai que entre dire à quelqu’un qu’il n’est pas beau, et lui dire qu’il est vilain, ça veut dire la même chose mais il ne le prend pas de la même façon au fait. On me demande plutôt de dire qu’il n’est pas beau que dire qu’il est vilain

DN: Quels sont vos rapports avec les reggae man du monde en général et burkinabé en particulier ?
S: Evidement ce sont de très bons rapports. J’ai une émission qui est beaucoup écoutée aujourd’hui, et en plus d’être animateur je fais aussi de la musique. Je dirais que j’ai eu la chance de rencontrer quelques grandes figures de la Reggae musique comme Alpha Blondy, Wango Roger, Lucky Dube, Tiken Jah, Zedess et j’en passe. Donc pour mois déjà c’est quelque chose de très grand.

DN: Et les artistes des autres genres musicaux ?
S: Heu Oui ! Ce sont aussi de très bons rapports et je suis très ouvert comme je le dis. Les gens généralement quand ils finissent d’échanger avec moi ils disent mais c’est pas possible !et voilà quoi.

DN: Vous est il déjà arrivé de vouloir tout arrêter par ce que vous êtes en face des difficultés ?
S : Jamais !

DN: Jamais ?
S: Oui jamais ! Car comme je l’ai même dit dans une de mes chansons « c’est la vie qui est comme ça, il y a des hauts et de bas, et quelque soit alpha il ne faut jamais baisser les bras » c’est une chanson que j’ai écrite pour moi même pour dire qu’il faut jamais baisser les bras quoi ! La vie est ce qu’elle est et les difficultés ne sont pas faites pour les animaux, ni pour les arbres ; c’est pour les hommes. Il faut en être conscient et se dire qu’on a un rôle à jouer puis par rapport à ça se dire que la lutte continue quoi.

DN: Qu’est ce que vous aimez chez un être humain ?
S: C’est la spiritualité en première car tout Homme spirituel fait toujours son maximum pour être droit, honnête et digne.

DN: Qu’est ce que vous aimez manger ?
S: Et bien ce qui est bon, (rire)…
De préférence ce qui est naturelle. Les légumes, les fruits heu… Voilà quoi, j’aime bien faire la cuisine et j’adore aussi ce qui est bien fait. Je n’aime pas trop ce qui est superficielle.

DN: Etes vous marié ?
S: Non ! Pas encore.

DN: Vous avez des enfants ?
S: J’ai une fille.

Parlons maintenant d’un sujet qui a fait les échos dans la presse. Il s’agit de votre maladie. De quoi Samsklejah souffre t-il ?
S: Je souffre d’une arthrose qui est une dégénérescence des os. Pour moi c’est vrai qu’au début j’ai un peu paniqué mais c’est sur l’Internet que j’ai eu assez d’informations sur la maladie et j’ai vu que même de gens qui n’ont pas mon âge en souffre, que çe soit en Afrique en Amérique, en Europe…

DN: Depuis quand ?
Je l’ai senti depuis 3 ou 4 ans. C’est vrai que tu sens des douleurs, tu ne peux pas savoir que c’est ça, jusqu'à ce que tu fasses un examen radio avant de savoir que c’est un problème avec les os.

DN: Quel est l’état actuel des traitements ?
Je fais des traitements phytothérapiques, c'est-à-dire à base de plantes. ça m’a beaucoup aidé à calmer les douleurs des douleurs. Je suis confiant, et il y a des jours où je sors sans ma béquille pour dire que ça va de mieux en mieux, et j’espère que ça va continuer comme ça.

DN: Autour de vous s’est crée un mouvement dénommé « tous pour le Jah ». Alors comment ce mouvement est il née ?
S: C’est un mouvement qui est venue par des amis qui on dit que voila Samsklejah tu es beaucoup aimé et si tu restes dans ton coin personne ne pourra t’aider. c’est vrai que je dois me faire opérer d’une prothèse à la hanche et je n’ai pas les moyens qu’il faut quoi. Je n’avais pas voulu qu’ils fassent du bruit là-dessus, mais ils ont insisté et voilà c’est partis notamment avec les frères du groupe Yeelen et puis une amie Edwige, Xciel et autres qui ont dit qu’il fallait faire quelque chose. Ils ont donc lancé le mouvement et ont invité d’autres artistes tels Zedess, Madess, Fadal dey, Dick Marcus et bien d’autres… Mais malheureusement ce que je craignais c’est ce qui s’est passé, car la réaction n’a pas été celle qu’ils ont espéré. Enfin, la vie c’est ça aussi quoi…

DN: Et quel a été l’impact du mouvement dans la collecte des fonds pour votre évacuation ?
S: Et bien ça na rien donné sinon de permettre au maximum de gens de savoir que je suis malade. Mais il faut reconnaître qu’il y a eu de bonne volonté, des gens qui m’envoyaient des messages de soutien et même de l’argent et tout ça. C’est justement ce qui fait que j’ai espoir que je trouverai un jour des moyens nécessaires pour aller faire mon opération.

DN: Un mot à l’endroit de tous ceux qui vous ont toujours soutenu ou tous ceux qui voudraient le faire ?
S: Et bien c’est de leur dire merci déjà parce que je sens que je ne suis pas seul, il y a des gens qui prient pour moi, il y a des gens qui ont mal quand ils me voient marcher par ce qu’il savent que j’ai mal et eux aussi partagent cette douleur. Donc tous ceux ou toutes celles qui m’ont soutenu moralement et financièrement, et ceux qui continuent de prier pour moi, je leur dis infini merci. Cela permet de savoir que le combat continu et il ne faut pas baisser le bras.

DN: Alors si aujourd’hui on vous donnait un bâton magique pour changer trois (3) choses dans le monde ; çe sera quoi ?
S: Les trois choses que je vais changer ? ce sera « spiritualité, spiritualité, spiritualité » : que tout le monde soit spirituel c’est tout. Quand on est spirituel, il y a des vertus qui viennent automatiquement. C'est-à-dire l’amour du prochain, la tolérance vis à vis du prochain, la solidarité agissante à l’endroit du prochain, en un mot un homme spirituel rassemble tous les 10 commandements.
Spirituels, nous formerons forcement un monde rempli de bonnes vibrations…

DN: Votre coup de cœur.
S: C’est dire « One love » Que la spiritualité habite tous les cœurs et les esprits.

DN: Votre coup de gueule
S: C’est que je ne comprends pas cette idiotie des Hommes à vouloir se faire la guerre. Quand je vois la situation en Cote d’Ivoire, pour un fauteuil présidentiel, quand je vois en Irak où pour du pétrole, je vois au Liban, en Palestine et en Israël, au en Somalie, au Burundi je ne sais pas ce qu’ils cherchent franchement.
Il y un sage qui à dit de lui donné un exemple de victoire ! La seule victoire que l’on puisse avoir, c’est de voir que les gens ne meurt pas de faim, que les femmes et les enfants ne pleurent pas parce qu’ils sont traumatisés torturées et voilà quoi.
La plus grande victoire de l’humanité serait ça, de voir que toutes ces atrocités cessent et que tout le monde puisse bénéficié du peu que Dieu nous a donné sur cette terre. Sinon si c’est prendre les armes pour nous tuer et dire après qu’on à gagné la guerre, c’est ridicule.

DN: Vos mots de fin!
S: C’est dire « One love »
Que le combat continu, c’est la vie qui est comme ça, il y a des hauts et de bas, et quelque soit alpha il ne faut jamais baisser les bras.
JAH est amour et espoir. (rires)

DN: Merci le JAH